Accueil - L'humain au coeur du lac Saint-Pierre
Musée virtuel du Canada
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L'archipel

En toutes saisons

Les chenaux de l'archipel constituent un lieu de prédilection pour les pêcheurs car les poissons s'y trouvent en abondance.

Deux pêcheurs dans leur chaloupe sur un chenal de l'archipel du lac Saint-Pierre

Ce panier de pêche en rotin servait à conserver le poisson au frais lors de son transport.

Panier à pêche en rotin et en bois pour transporter le poisson.
Panier de pêche d'une hauteur de 19,5 centimètres, d'une longueur de 36 centimètres et d'une largeur de 18 centimètres

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La réserve de la biosphère du Lac-Saint-Pierre abrite une faune ichtyologique variée comptant près de quatre-vingt espèces.

 Quatre pêcheurs dans deux chaloupes en face de l'Île Plate

Ce modèle de panier en frêne pouvait être porté comme un sac à dos et contenait une plus grande quantité de poissons.

Panier en frêne avec bretelles pour transporter le poisson.
Panier à poissons d'une hauteur de 52,5 centimètres, d'une profondeur de 27,5 centimètres et d'une largeur de 29,6 centimètres

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Un pêcheur dans son embarcation tenant un doré de bonne taille.
Paul Messier exhibant fièrement le doré qu'il vient de pêcher.

Le ministère de la Marine et des Pêcheries du Canada a fait construire cinq reversoirs dans l'archipel du lac Saint-Pierre entre 1928 et 1931. Ces ouvrages devaient contribuer à remonter le niveau de l'eau jusqu'au Port de Montréal. Ces reversoirs sont situés entre les îles (1) aux Barques et du Moine, (2) de Grâce et Ronde, (3) Ronde et Madame, (4) Saint-Ignace et Dorvilliers et (5) Dorvilliers et du Milieu. Les pêcheurs s'installent souvent non loin du reversoir dans le Grand chenal pour prendre des dorés.

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La Baie de Lavallière a été asséchée lorsqu'elle a subi un drainage agricole en 1938. Suite à la décision du Gouvernement du Québec de redonner son aspect d'origine à cet habitat exceptionnel pour la faune, des travaux d'aménagement ont été faits de 1983 à 1987 pour remettre en eau cet immense territoire de 900 hectares. Les milieux humides de la Baie de Lavallière constituent un lieu idéal pour la reproduction de plusieurs espèces de poissons.

Verveux installé à travers les plantes aquatiques de la Baie de Lavallière
Verveux installé dans la Baie de Lavallière

La Société d'aménagement de la baie Lavallière (SABL) effectue le suivi des poissons retrouvés dans cette baie. On y dénombre 27 espèces de poissons dont la barbotte brune, la perchaude, le grand brochet, le crapet-soleil, la marigane noire, le meunier noir, l'umbre de vase, la carpe allemande, le méné jaune et le méné d'herbe. Pour la faune ichtyologique se reproduisant tôt en saison, comme le grand brochet et la perchaude, la Baie de Lavallière représente une frayère intéressante.

 Un homme dans sa chaloupe préparant un verveux.
Paul Messier, directeur de la Société d'aménagement de la baie Lavallière et technicien de la faune, prépare un verveux.

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Autrefois abondante dans la région du lac Saint-Pierre, la perchaude a connu une baisse de population dramatique probablement à cause de multiples facteurs tels que la dégradation de l'habitat et l'introduction du gobie à taches noires, une espèce exotique envahissante utilisant la même nourriture que les jeunes perchaudes. Cette espèce de poisson provient de la mer Noire. Elle a fait son entrée au lac Saint-Pierre en étant transportée par les eaux de ballast des navires transocéaniques. Afin d'assurer la pérennité de la perchaude au lac Saint-Pierre, on a dû, en 2012, se résoudre à interdire la pêche à la perchaude pendant cinq ans dans l'archipel, le lac et ses principaux tributaires. Il faudra cependant apporter des changements importants dans la pratique de différentes activités dans les secteurs agricole et industriel pour améliorer la qualité de l'eau afin que le stock de perchaudes atteigne le même niveau d'abondance qu'autrefois au lac Saint-Pierre.

Un pêcheur retire une perchaude d'un verveux.
Une petite perchaude est retirée du verveux.

La pêche se pratique à toutes les saisons. L'hiver, on parle de la pêche blanche. On perce un trou dans la glace afin de mettre à l'eau la ligne portant un hameçon appâté. La ligne est maintenue en place grâce à un système de balancier, la brimbale. Celle-ci se met à bouger lorsqu'un poisson mord à l'hameçon. Les principales espèces pêchées sont le grand brochet et le doré jaune.

Un homme montrant les deux brochets qu'il a pêchés en hiver.
Pêcheur ayant attrapé deux brochets à la pêche blanche en face du parc Regard-sur-le-Fleuve à Sorel-Tracy.

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En contemplant le phare de l'Île du Moine, en plein cœur de l'hiver, le temps semble arrêté.

Phare de l'Île du Moine en hiver

Et pourtant, sur la glace du chenal plusieurs personnes s'activent autour de leurs cabanes multicolores ou de leurs roulottes.

 Cabanes de pêcheurs sur la glace et phare de l'Île du Moine

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Pendant que les adultes s'installent pour la pêche, les enfants s'amusent à glisser en traîneau sur la berge de l'Île du Moine. Cette ambiance festive apporte un peu de chaleur durant la saison froide.

 Cabanes de pêcheurs sur la glace du Chenal du Moine

Paul Cormier, un citoyen de Sainte-Anne-de-Sorel, perce un trou dans la glace.

Un pêcheur perçant un trou dans la glace.

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Il place ensuite une brimbale sur le bord de l'ouverture qu'il vient de faire dans la glace. Un méné vivant sert d'appât au bout de l'hameçon. Puis, la ligne portant l'hameçon est descendue dans le trou.

Brimbale installée à côté d'un trou dans la glace et seau contenant des ménés.

Chaque permis de pêche donne le droit d'installer dix brimbales.

Dix brimbales installées devant une cabane de pêcheur sur la glace.

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Maélie, à peine âgée de 2 ans et demi, est déjà initiée aux rudiments de la pêche sur la glace par son père. On comprend pourquoi les gens de la région sont de fervents amateurs de cette activité de plein air.

Fillette avec son père faisant de la pêche sur la glace.

Les hommes et les enfants posent en présentant les nombreux brochets capturés durant leur journée afin de conserver un souvenir de cette pêche fructueuse.

 Plusieurs adultes et enfants devant une cabane en hiver montrant les nombreux brochets pêchés.
Pêcheurs sur la glace du fleuve Saint-Laurent derrière l'Auberge de la Rive, probablement durant les années 1970.

Cette brimbale en bois et en métal possède une longueur de 66 centimètres et une largeur de 10 centimètres.

Brimbale bleue, rouge et verte en bois

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